Alors voilà. L'aventure commence là.
Par un après-midi pluvieux, Archie Shepp dans les oreilles.
Trop épuisée pour sortir de chez moi, j'ai plus de temps qu'il n'en faut on dirait pour prendre ce temps d'écriture. Penser. Poser des mots.
La grippe a au moins ça de bon, qu'elle permet le repos et la solitude propice à ce genre d'activités.
Je regarde la pluie tomber dehors et je m'évade déjà.
Comment quelques gouttes d'eau peuvent elles être à ce point différentes d'un bout à l'autre du monde?
Ici, je la trouve triste, amère. Inutile.
Oui voilà, au fond, ici la pluie pour moi n'a pas de sens.
Des enfants qui courrent, de leurs éclats de rire dans les rues de Chiang mai, ou de Bangkok.
De ces marchands de rue couvrant leurs brochettes grillées bien avant que le déluge ne commence.
De la vie qui reprend son cours, mais qui jamais n'en veut au temps, de lui avoir piqué ces quelques minutes.
La mousson fait parti du décors. Tantot fracassante, tantot furtive, elle s'apprivoise, peu à peu.
Je me souviens des longues discussions sur le monde, à l'abri de celle-çi. Serrés les uns aux autres sous ce porche pour ne pas se mouiller. Les regards qui s'échangent, amusés.
Peut-être se sont ils demandé ce qu'une petite blonde faisait là,
parmis eux, au bout du monde, partageant ce moment d'intimité.
Peut-être ont ils apperçu ce désemparement sur mon front,
de cette averse que je n'avais pas vu venir.
Mais quelque chose en tout cas de fabuleux s'est passé.
A cet instant précis où le monde pour moi ne semblait plus exister en dehors de cette rue, de cette pluie, de cette chaleur incessante.
Nous avons ri. Ensemble.
Nous nous sommes rencontrés.
Cette pluie comme un moment commun à nos vie à présent, partagé.
Aujourd'hui encore, malgre la fievre, malgré le froid, et ces courbatures partout dans mon corps, j'irais bien me balader sous la pluie d'Asie...
1 commentaires:
merci pour le liens.
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